AccueilCritiquesFantastiqueLE CAUCHEMAR DE DRACULA

LE CAUCHEMAR DE DRACULA

Jonathan Harker se rend dans les Carpates chez le comte Dracula qui l’a engagé comme bibliothécaire. Mordu par une femme-vampire, il devient vampire à son tour…

Juste un an après Frankenstein s’est échappé, véritable renouveau du genre fantastique opéré par le studio anglais de la Hammer, cette nouvelle version du Comte Dracula, inspiré bien sûr par le fameux roman de Bram Stroker marque définitivement la merveilleuse époque d’un cinéma de genre reprenant vie avec flamboyance. D’un romantisme baroque ultra séduisant, Le Cauchemar de Dracula n’est en soi pas si révolutionnaire dans son récit qui suit peu ou prou les grandes lignes du roman et ne s’éloigne pas tellement des versions Universal avec Bela Lugosi. Par contre sur tout le reste, c’est du sang neuf: la couleur, éclatante, en « jette », la représentation de la violence se fait plus crue, la musique tonitruante signée James Bernard augmente la terreur, et surtout la réalisation livrée par Terence Fisher est du grand Art. Il redéfinit l’image du vampire en le rendant noble, racé, élégant et presque « fréquentable » avant de montrer son versant horrifique et sanguinaire. En cela, le personnage de Dracula avec ses canines proéminentes, son regard de fauve brutal et son attitude de « chasseur » lui confère un aspect animal très inquiétant. La photographie de Jack Asher reste une des plus belles jamais faites pour un film fantastique. Certaines séquences d’agression sur de jolies jeunes femmes aux poitrines généreuses apporte aussi un caractère ouvertement sexuel qui n’apparaissait pas dans les versions antérieures.

Le personnage de Van Helsing, assez effacé dans les autres films américains sur l’illustre vampire, prend là une place beaucoup plus importante et se voit incarné par le mythique Peter Cushing , déjà de l’aventure du Frankenstein produit par la Hammer. Enfin, on découvre celui qui personnifia finalement le mieux le comte à l’image par le « classieux » Christopher Lee, impeccable pour inspirer à la fois l’attirance et la peur. Si l’on ajoute une séquence de conclusion parmi les plus « canons » du cinéma mondial, on peut sans se tromper affirmer que Le Cauchemar de Dracula est un authentique chef d’oeuvre, à voir et revoir à satiété.

ANNEE DE PRODUCTION 1958.

REVIEW OVERVIEW

Réalisation
Scenario
Interprétation

CONCLUSION

Cette version produite par la Hammer sur Dracula demeure sans doute la plus éclatante: couleurs, photographie, musique et le duo Cushing/Lee à l'unisson. Une date charnière du fantastique.

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