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TOUT VA BIEN, ON S’EN VA!

Trois soeurs vivent à Lyon, dans la légèreté du bonheur partagé. Il y a Laure, l’ainée d’une quarantaine d’années, directrice d’une école de tango et mère célibataire, Béatrice la trentaine, riche et obsédée par sa réussite professionnelle, et enfin la plus jeune Claire, pianiste au talent ignoré d’une vingtaine d’années. Un jour, leur père Louis, absent depuis longtemps dans leurs vies, réapparait sans prévenir…

Scénariste, dialoguiste et réalisateur, Claude Mouriéras accouche de son troisième long métrage, en imaginant une histoire de famille, dans laquelle un trio de soeurs est confronté au retour inattendu de leur père, qu’elles n’ont plus vu depuis plus de quinze ans. Il filme avec malice les réactions très différentes de chacune des soeurs: la première, la plus jeune, accueille son géniteur sans rancoeur et sans rancune, la seconde, l’ainée, ne comprend pas les intentions de cet homme qui les a « abandonné » et le reçoit froidement, et la dernière se montre carrément hostile et très désagréable, refusant de lui pardonner ses manquements. Si le script mélange la cruauté des rapports et leur tendresse aussi, c’est sûrement la mise en scène qui pose plus de problèmes: elle n’est qu’illustrative et banale, Mouriéras n’a guère d’idées révolutionnaires pour raconter cette comédie dramatique avec originalité. Les blessures et les déchirures de cette famille embourbée dans leurs non dits sont pourtant touchantes, même si au fond on a pu assister à ce déballage dans bien d’autres films du même style.

Du coup, c’est évidemment la présence de trois actrices aussi douées que sensationnelles qui permet de prendre un vrai plaisir à les observer, à suivre leurs réactions: Miou Miou, émouvante comme toujours, Natacha Régnier à fleur de peau et confirmant ici ses réelles capacités découvertes dans La Vie Rêvée des Anges, et enfin Sandrine Kiberlain, au fort caractère joue à la perfection la soeur dure comme un roc (mais en fait hyper fragile au fond). Face à elles, le monument Michel Piccoli, 75 ans dont 50 de carrière, incarnant ce père inconséquent, revenu de tout et au bord d’une maladie mentale naissante. Alors oui, le résultat est balisé et bien convenu, mais rien que pour ce casting éblouissant, on peut tout à fait se laisser tenter et suivre le parcours de cette famille dysfonctionnelle.

ANNEE DE PRODUCTION 2000.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Une famille se déchire au retour du père absent depuis des lustres. Un récit cruel et amer, mais par moments plus léger. Casting très attachant.

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