Au poste de police de Hope, Bum-seok et Sung-ae se démènent pour défendre leur village à la population vieillissante. Pendant ce temps, Sung-ki et ses amis partent à la poursuite d’un énorme monstre dans la montagne, mais se retrouvent eux-mêmes pris pour cible.
La Corée se met au diapason du gros cinéma américain avec son budget le plus conséquent (75 millions de dollars) grâce au nouveau film de Na Hong Ji, l’auteur de deux thrillers fracassants, The Chaser et The Murderers. Il s’empare d’un genre bien défini: le film de monstres cher à Hollywood et propose un divertissement bourrin haut de gamme. Le titre est trompeur en diable car Hope ne présente pas une once d’espoir justement: une invasion extraterrestre provoque explosions, morts en série, destruction massive, désolation généralisée. Par le biais de séquences d’action furieuses et avouons le canons, Na Hong Ji explose les compteurs avec un long prologue superbement construit, une mise en scène détonante, un travail sur le son poussé au max, et tarde à montrer sa créature monstrueuse pour faire monter le suspense. Il inclut de l’humour (parfois un peu scatologique d’ailleurs) et une cohorte de personnages hurlant, éructant, gesticulant pour assurer leur survie et bien sûr le côté « too much » assumé et le second degré emportent l’adhésion. Puis, à mi parcours, la machine s’enraye quelque peu avec une accumulation de courses poursuites répétitives, du boucan à n’en plus finir et surtout deux aspects franchement pénibles viennent gâcher le plaisir: d’abord, une profusion de ralentis calamiteux et surtout une durée juste obèse totalement injustifiée de 2H40 (!!!). A quoi sert d’en rajouter autant si ce n’est pour faire du remplissage et foutre en l’air son montage? Na Hong Ji cède alors aux travers les moins séduisants du gros film d’action de base.
Hope regorge naturellement d’effets spéciaux en pagaille (pour la plupart bien foutus, merci mille fois au numérique), prenant autant d’importance que la présence des comédiens, parmi lesquels les coréens In Sung Zo, Jung Ho Yeon ou Jung Min Hwang. La créature principale prend aussi les traits de Michael Fassbender. Certes, Hope envoie valser crédibilité, subtilité ou psychologie quelconque, c’est un film purement régressif, sans nulle autre ambition que d’offrir au public un tour de grand 8 phénoménal et bruyant. On assiste au chaos mondial porté à son paroxysme et les monstres venus d’ailleurs ont des gueules pas possible sorties d’un cauchemar inouï. De la science fiction à l’opposé de celle d’un Nolan: aucun moyen d’y intellectualiser quoique ce soit. Tant mieux ou tant pis? Sans doute trop tapageur en tous les cas!
ANNEE DE PRODUCTION 2026.



