A PROPOS DE JOAN

Joan Verra a toujours été une femme indépendante, amoureuse, épanouie dans son activité d’éditrice. Quand elle rencontre par hasard Doug, son amour de jeunesse, elle n’ose pas lui avouer qu’elle a eu un fils de lui. Ce mensonge par omission est l’occasion pour elle de revisiter les grands pans de sa vie: en apparence, une vie heureuse…

Sept ans après son coup d’essai assez réussi intitulé Je suis un soldat, le scénariste et réalisateur français Laurent Larivière revient sur le devant de la scène avec ce second opus. Naviguant entre comédie triste et drame gai, son récit particulier suit une femme d’une soixantaine d’années, faisant un peu le bilan de son existence passée: son amour de jeunesse, sa souffrance au départ de sa mère qui l’a abandonné pour suivre un amant au Japon, puis plus tard son métier d’éditrice et ses rapports avec un de ses auteurs, fou d’amour pour elle. Enfin, il est aussi question de maternité puisque le scénario évoque un fils et le traumatisme lié à un événement précis que nous ne dévoilerons pas ici. Larivière semble ne pas maitriser sa feuille de route, s’accroche à son héroïne comme une planche de salut et enfile des séquences souffrant d’un manque de fluidité. Ce « brouillard » volontaire que la narration propose ne désintéresse pas, mais ne passionne pas bien longtemps non plus!

Cette peinture de femme moderne, bien ancrée dans son temps, tient par d’incessants va et vient entre passé et présent, ce qui lui donne ce côté un peu insaisissable. Film de fantômes et d’âmes perdues, A propos de Joan serait bien moins attractif sans son actrice principale: l’impeccable Isabelle Huppert passe d’un registre à l’autre, du rire aux larmes, de l’émotion à la sidération et habite cette intrigue qui ne serait pas grand chose sans elle. Dommage aussi que son face à face avec le très bon Swan Arlaud (Petit Paysan) ne soit pas plus fouillé. Par l’entremise d’une certaine sensibilité, le final émeut par sa facture mélodramatique surprenante. Pas mal, mais sans plus.

ANNEE DE PRODUCTION 2022.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Une oeuvre moyenne et pas toujours passionnante, qu'Isabelle Huppert parvient quand même à maintenir à flot.

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