COUP DE CHANCE

Fanny et Jean ont tout du couple idéal; épanouis dans leur vie professionnelle, ils habitent un appartement cossu dans les beaux quartiers de Paris et semblent amoureux comme au premier jour. Sauf que Fanny s’ennuie dans cette vie dorée et le jour où elle recroise un ancien camarade de lycée, bohème, lui avouant qu’il a toujours été fou d’elle, elle craque… et entame une liaison adultère avec lui.

Pour son tout dernier film (il a juré qu’il n’en ferait plus d’autre), Woody Allen a posé sa caméra à Paris (il y avait déjà en grande partie filmé son merveilleux Tout le monde dit I love you!) et imaginé une intrigue de triangle amoureux débouchant sur des enjeux semi policiers. Dans le style de Crimes et Délits et Match Point (rien de moins que ses deux oeuvres maitresses de sa filmographie), Coup de Chance démarre plutôt comme un coup de mou, avec ses dialogues raplapla, ses situations vues mille fois, ses couleurs très marquées de notre capitale idéalisée (la carte postale, c’est bien à petite dose!), et surtout un fort sentiment de réchauffé! Woody semble en panne d’esprit et de saveur, lui si talentueux dans ses répliques, mais sans doute le fait qu’il ai écrit le scénario tout en français l’a t’il quelque peu diminué!? Comme on comprend et voit très vite où le récit veut en venir, on regarde ça un peu distraitement. Heureusement, le niveau général devient plus intéressant dans la seconde partie et Allen retrouve un peu de sa verve bien connue, se jouant des faux semblants de ce couple en apparence parfait, et en faisant tomber le masque du mari trompé.

Soutenu par une distribution entièrement française, Coup de Chance accorde quelques petits rôles (peu croustillants) à des gens comme Elsa Zylberstein, Guillaume de Tonquédec, Niels Schneider, et le trio de tête récupère les personnages les plus fouillés. Lou de Laage, séduisante et jolie comme un coeur, se débrouille comme elle peut, mais c’est surtout Melvil Poupaud qui se démarque dans le rôle du mari à double visage (décidément après le beau L’amour et les forêts, ça devient une variante chez lui) et Valérie Lemercier abandonne son naturel fantaisiste pour tenir le rôle de la belle mère fouineuse. Elle garde son côté irrésistible, alors qu’elle est fagotée comme un as de pique et peu avantagée par la photographie du pourtant grand Vittorio Storaro. Si c’est le cadeau d’adieu de Woody, il tire sa révérence sur une note tout juste moyenne.

ANNEE DE PRODUCTION 2023.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Ultime tour de piste pour Woody Allen, avec ce triangle amoureux un peu mou et déjà vu en mieux dans Match Point notamment. Deuxième partie plus réussie. Melvil Poupaud et Valérie Lemercier s'en tirent mieux que les autres.

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