LE VILLAGE

Une petite communauté isolée vit dans la terrifiante certitude qu’une race de créatures mystiques peuple les bois environnant leur village. Cette force maléfique est si menaçante que personne n’ose s’aventurer au delà des forêts alentours. Le jeune Lucius Hunt, entêté, voudrait parvenir à dépasser cette peur ancestrale, mais il est attaqué au couteau par l’idiot du village, avant de pouvoir passer à l’acte…

Après 6ème Sens, Incassable et Signes, M. Night Shyamalan signe ce quatrième long métrage, placé quelque part entre le conte dramatique et le fantastique qui lui est cher et avec lequel il sait très bien jouer des tours à son public. Soignant encore davantage que dans le passé sa mise en scène, pensée, maitrisée et structurée avec brio, il ajoute à son style un esthétisme qu’on ne lui connaissait pas, avec une belle photographie et des plans de nature à la fois inquiétante et mélancolique. Ces bois entourant ce « village » où les personnages vivent en vase clos, dans une peur viscérale de légendes et de faux mythes sont là pour susciter une fascination et un questionnement permanent sur les raisons de ce repli. Et le récit se déroule lentement mais sûrement… distribuant ses cartouches au compte gouttes, entretenant un mystère opaque sur le véritable enjeu de ce film à chausse trappes: au fond est ce que Shyamalan veut vraiment offrir un énième film de monstres (supposés)? Bien sûr que non, et c’est là le bluff énorme imposé par une intrigue dont on découvre stupéfait le twist final, inattendu au possible. Avant d’arriver à cette conclusion, les séquences jouent sur notre peur (on sursaute délicieusement à quelques reprises) et sur notre capacité à réfléchir le monde avec les yeux et la logique de ce groupe d’humains aux coutumes bien singulières.

Le Village fut une déception surtout pour tous ceux qui s’attendaient à voir une oeuvre de pur fantastique, s’étant déjà imaginé croiser des bêtes féroces et meurtrières, du type Bête du Gévaudan. Que nenni! Shyamalan, plus malin que la moyenne, préféra prendre tout le monde de court. Autre qualité de son métrage: un très bon casting, réunissant Joaquin Phoenix, Adrian Brody, Sigourney Weaver et deux mentions spéciales à décerner à William Hurt et à la jeune actrice Bryce Dallas Howard, incarnant une aveugle dévorée d’amour et prête à braver tous les dangers pour sauver son bien aimé. Avec Sixième Sens, Shyamalan réussit là un de ses plus meilleurs films, celui dont on peut encore dire aujourd’hui qu’il compte dans sa filmographie pourtant non dénuée de déceptions depuis!

ANNEE DE PRODUCTION 2004.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Une grande réussite de la part de Shyamalan, avec ce récit intriguant et manipulateur. Très belles images et casting au poil, dont William Hurt et Bryce Dallas Howard, fièvreuse.

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