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QUAND VIENT LA NUIT

Bob est barman dans un bar de quartier de Brooklyn, tenu par son cousin Marv, lequel appartient à la mafia russe. Ils sont impliqués depuis des années dans du blanchiment d’argent sale, qui circule dans la ville, et ils utilisent leur bar comme dépôt. Un soir, deux braqueurs leur volent la recette, ce qui entraine une enquête. Le passé des deux hommes va ressurgir et Bob va être confronté à des secrets enfouis…

Après Bullhead, le deuxième long métrage de Michael R.Roskam situe son intrigue dans les bas fonds de Brooklyn. La ville y est surtout filmée de nuit, créant une sensation de danger permanent, d’étouffement et enferme ses personnages troubles dans un schéma de violence et d’insécurité. Ce thriller noir est de ceux qui ne croulent pas sous les séquences d’action gratuites, où les flics et les truands se font constamment la guerre et où les meurtres se comptent par dizaines. Il s’agit plutôt d’instaurer une ambiance inquiétante, où l’on sent à chaque seconde qu’un drame peut arriver, mais les effets chocs sont intelligemment contenus. Le récit, parfois inégal, parfois percutant, nous donne des renseignements au compte gouttes sur les enjeux à venir: l’argent va déchainer les passions bien sûr, mais pas seulement… On taira les révélations tardives concernant le héros principal, tout calme et impassible en apparence, pour apprécier d’autant plus un final très surprenant.

Roskam est doué pour capter l’animalité et la brutalité chez des êtres cultivant un certain silence, un comportement de façade et lorsqu’ils se montrent sous leur jour plus sombre, la surprise vient nous attraper quand on s’y attend le moins. Malgré des dialogues un peu trop « écrits », les acteurs se délectent à jouer des figures du genre polar loin des caricatures habituelles. Surtout le beau Tom Hardy, parfait dans sa prestation nuancée. Mais aussi Matthias Schoenaerts, révélé dans De Rouille et d’Os, en voyou désaxé et imprévisible. Enfin, notons la présence du regretté James Gandolfini ( de la série Les Soprano) au double visage et aux intentions louches. Il fait là son ultime apparition à l’écran. Un très bon film policier à voir et à conseiller.

ANNEE DE PRODUCTION 2014.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Du bon polar, solide et intelligent. Réalisation habile. Tom Hardy très convaincant.

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