Accueil Critiques Science-fiction THE MIND BENDERS (AU BORD DU GOUFFRE)

THE MIND BENDERS (AU BORD DU GOUFFRE)

Le professeur de sciences Sharpey s’est suicidé, après avoir participé à une expérience de privation de sentiments dans un laboratoire secret. Son ancien collègue, le docteur Longman, se porte volontaire pour suivre la même expérience dans le but de prouver ce qui a réellement poussé Sharpey à se donner la mort. Il espère ainsi laver le nom de son collègue de l’accusation d’être un agent double au bénéfice des communistes.

Voici une oeuvre anglaise, privée de sortie française en 1963, et réalisé par Basil Dearden qui n’a pas imprimé la mémoire du cinéma, loin s’en faut! Un bien curieux film à vrai dire, entre de la science fiction timide et de l’espionnage dû aux événements politiques de son époque. Hésitant sans cesse entre ces deux genres peu évidents à imbriquer, Dearden s’embourbe au point de questionner le spectateur sur la réelle tournure d’une intrigue vraiment nébuleuse. Une expérience scientifique consistant à immerger un homme dans un bassin d’eau pendant de longues heures jusqu’ à lui retirer toute sensation, afin de prouver que l’isolement de l’humain le conduit à une sorte de quasi mutisme. Un sujet intéressant à priori, mais bien mal traité par une mise en scène médiocre, des longueurs épuisantes, et surtout un manque d’enjeu patent bien regrettable. Pour tenter de rendre le tout plus « commercial », la production a souhaité que le cinéaste rajoute une histoire d’amour au milieu, manière de plaire au plus grand nombre.

Dearden tente de créer une peur latente, une paranoïa autour de ses personnages, en de brefs moments il y parvient. Surtout grâce à son acteur principal, Dirk Bogarde, sorti du succès du troublant The Servant et qui sait comme personne faire passer beaucoup de choses dans ses expressions faciales. Il amène une ambiguité particulière dans le rapport amoureux entretenu avec Mary Hure (une actrice britannique inconnue chez nous), au point que l’on ne sait plus quel sentiment il éprouve pour celle avec qui il entretient une relation fusionnelle au départ. Là où le film échoue à s’imposer comme de la véritable science fiction, c’est dans sa façon expéditive de relater les expérience scientifiques, qui existaient du reste pour de vrai dans les universités américaines et anglaises. A découvrir donc à la rigueur pour Bogarde et pour lui seulement…

ANNEE DE PRODUCTION 1963.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un scénario bizarre, mais mollement réalisé et aux enjeux sans relief. Dirk Bogarde toujours remarquable dans un casting faible.

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