Accueil Critiques Fantastique DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE

DOCTEUR JEKYLL ET SISTER HYDE

A Londres, dans le quartier où vit et travaille le Dr Jekyll, des jeunes femmes sont assassinées. En pleine recherche sur un elixir repoussant les limites du genre humain, le fameux docteur décide de s’injecter des hormones féminines. En ingérant le breuvage, il se transforme en une magnifique créature brune aux formes voluptueuses, troublant bien des hommes…

Après plus d’une décennie de règne dans le genre fantastique et bon nombre de chefs d’oeuvres, La Hammer Production commence à s’essouffler au début des années 70. Ce relatif déclin va pourtant connaitre une exception et une belle: une nouvelle relecture du roman de Stevenson, mettant cette fois en scène un Dr Jekyll avide d’expériences vertigineuses et qui se voit muter en… femme, aussi machiavélique et dangereuse que ne pouvait l’être le bien connu Mr Hyde. A première vue farfelu ou du moins excentrique, le scénario tient cependant bien la route et fait de la dualité sexuelle le thème central du métrage. Le savant mélange entre une histoire d’épouvante et celle liée à Jack l’Eventreur dans le Londres de 1889 permet de créer une ambiance doublement angoissante et restituée avec soin par son réalisateur, Roy Ward Baker, un spécialiste du genre. Il réussit là une sorte de version transsexuelle de Jekyll, hésitant dans ses désirs et se trouvant finalement à mi chemin entre son corps masculin et féminin.

Subversif et original pour son époque, le film respecte par ailleurs le cahier des charges familier à la Hammer, à savoir des meurtres sanglants à l’arme blanche et des clins d’oeil évidents au mythe de Frankenstein, puisque le Docteur demande à deux résurrectionnistes (Burke et Hare) de lui fournir des cadavres, afin d’en prélever des organes. Ward Baker insuffle également un regain d’aimable érotisme et de nudité pour satisfaire un plus large public dirons nous! Seule grosse faiblesse à déplorer: le jeu franchement peu emballant de Ralph Bates dans le rôle de Jekyll. Face à lui, la belle Martine Beswick, une actrice britannique relève un peu le niveau. Grâce à des plans très graphiques et surtout au caractère insolite de son traitement, Dr Jekyll et Sister Hyde se trouve être finalement un très bon film fantastique, parmi les réussites mémorables du genre.

ANNEE DE PRODUCTION 1971.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Original et angoissant, du fantastique mêlant plusieurs mythes avec réussite. A découvrir.

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