FOLLE A TUER

A peine sortie d’un hôpital psychiatrique, Julie Bellanger est engagée comme gouvernante du neveu difficile d’un chef d’entreprise richissime. Un jour, lors d’une promenade dans un parc, elle et l’enfant sont enlevés par un tueur à gages…

Entre RAS et Dupont Lajoie, deux de ses longs métrages les plus acclamés, Yves Boisset avait tourné ce petit polar n’ayant pas imprimé les mémoires, pourtant adapté d’un roman de « Série Noire » de Manchette. Cette coproduction franco italienne présente une intrigue curieuse, avec au centre de son récit une jeune femme sortant de plusieurs années d’enfermement dans un asile et que tout le monde désigne comme « dérangée ». Elle va se retrouver malgré elle entrainée dans une sombre histoire de kidnapping d’enfant, pour laquelle tout l’accuse, alors qu’elle n’y est justement pour rien. Le film est habile dans sa manière de montrer que les cinglés ne sont pas ceux que l’on croit, que les personnages qui gravitent autour d’elle et qui sont censés être équilibrés nourrissent tous des bizarreries. Boisset installe un suspense un peu banal dans un contexte policier qui fut souvent le nerf principal de son oeuvre. Sa mise en scène a connu des jours meilleurs, disons qu’elle sera plus inspirée dans des films comme Le Juge Fayard ou Le Prix du Danger. Et pour une rare fois, il n’inclut pas de sous texte politique. A peine dénonce t’il le capitalisme triomphant du personnage incarné par Michael Lonsdale.

Reste que Folle à Tuer se démarque par une distribution solide, constitué de seconds rôles marquants: Lonsdale donc, Victor Lanoux dans une composition singulière, Jean Bouise éternel second couteau du cinéma français. Face à eux, la vedette féminine c’est Marlène Jobert, alors au zénith de sa carrière, jolie et talentueuse, une actrice qui avait souvent des rôles forts dans des bons policiers (Le Passager de la Pluie, Dernier Domicile connu). Enfin Tomas Milian, un acteur italien souvent utilisé dans des westerns, campe ici l’homme de main inquiétant prêt à tuer un enfant par appât du gain. Certes, le film ne figure pas parmi les classiques inusables du genre, mais il « fait le job » le temps de sa projection.

ANNEE DE PRODUCTION 1975.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un Boisset méconnu et oublié. Réalisation sans fulgurances. Marlène Jobert convaincante. A voir tout de même.

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