FROGS

Sur une petite île du Sud des Etats Unis, une famille est venue fêter l’anniversaire du grand père, Jason Crockett, un milliardaire qui se moque de la nature et de la pollution des lieux. Très vite, les animaux des environs semblent très hostiles envers les humains…

Dix ans après Les Oiseaux d’Hitchcock, et quelques années avant le requin des Dents de la Mer, des fourmis de Phase IV, et autres piranhas, cette petite production fauchée aux allures de série B se démarquait en plaçant un adversaire inattendu contre l’homme: les reptiles! Tout à fait dans le style de terreur animale qu’un certain cinéma d’horreur aime mettre en avant, ces Crapauds sont les vrais héros de cette fable vaguement écologique, où l’être humain néglige de préserver la nature, qui du coup se venge, et les serpents, les lézards, les araignées, les batraciens de tout types se liguent ensemble pour lui nuire. La bonne idée du réalisateur, George Mc Cowan, spécialiste de séries TV, est de montrer que le vrai prédateur n’est pas l’animal, mais l’homme et le punit de ses actions négatives sur l’environnement. Le souci provient malheureusement du scénario, trop mince, et d’un manque de rythme soutenu pour rendre le projet vraiment palpitant! Au lieu de ça, plus de la moitié du métrage consiste à filmer des grenouilles et autres amphibiens en très gros plan, censés les rendre menaçants! Les personnages sont tous caricaturaux et si peu attachants que lorsqu’ils finissent par trouver la mort au milieu des marécages et des forêts truffés de créatures rampantes, on ne ressent pas la moindre pitié pour eux!

En bon nanar qui se respecte, passablement horrifique sans se fouler, Frogs suggère le danger émanant des grenouilles et autres crapauds, avec très peu de trucages, et donc sans véritablement inspirer de frayeur. En guise de cerise sur le gâteau un brin léger, une vieille légende hollywoodienne, Ray Milland, joue le rôle du papy détestable et têtu comme une mule (et qui finira mal bien entendu!). L’aspect granuleux de la pellicule, typique des années 70, plaira aux nostalgiques de cette époque révolue, et si niveau horreur, la sauce prend difficilement, on peut toujours reconnaitre à la rigueur l’ambiance étouffante de ce bayou, dominé par ces bêbêtes répugnantes. Je vais aller me taper un bon poêlon de cuisses de grenouilles pour la peine!

ANNEE DE PRODUCTION 1972.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Des reptiles tueurs menacent les hommes sur une île luxuriante. Script très ténu, réalisation sans punch. Ray Milland n'a pas trop à se fouler pour paraitre antipathique.

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