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MORT A L’ARRIVEE

Dexter Cornell, un écrivain devenu professeur par manque d’ambition et de succès, travaille dans une université. Un jour, un étudiant lui confie un manuscrit qu’il a écrit pour recueillir son opinion. Peu de temps après, ce même étudiant est assassiné mystérieusement. Dexter apprend aussi ce jour là qu’il est victime d’un empoisonnement et qu’il ne lui reste qu’un seul jour à vivre. Il se met à la recherche folle du coupable…

A l’origine, le scénario de Mort à l’arrivée fut déjà le sujet d’un film noir de série B, signé Rudolph Maté, sorti à la fin des années 40. Quarante ans plus tard, voici donc que cette histoire se voit à nouveau adaptée par un réalisateur de publicités (!!) Rocky Morton, avec la complicité de sa compagne, Annabel Jenkel. Il est vrai que ce script fourmille d’idées et de thèmes le rendant très original: Freud et ses obsessions y sont largement représentées avec son lot de frustrations, d’inhibitions, de transferts. La trahison, ainsi que la jalousie mènent une danse macabre dans ce récit articulé sur un rythme effréné, où le héros doit enquêter sur sa … propre mort! Une mort annoncée par le titre bien sûr, mais aussi par le compte à rebours lancé dès le départ: le spectateur ne peut ignorer quelle sera l’issue, il s’agit de découvrir l’identité d’un assassin, après bien des révélations pour la plupart rocambolesques. Du côté de la réalisation, l’aspect très « clipesque » et marqué par l’esthétique dominante de la décennie 80 n’a pas permis au film de bien vieillir ou en tout cas d’imprimer les mémoires.

Au casting, Dennis Quaid, jeune acteur alors en vogue à l’époque tient correctement le rôle principal, face à sa charmante petite amie du moment, Meg Ryan, encore au début d’une carrière où elle fera essentiellement des comédies romantiques. Dans un emploi de garce totale, Charlotte Rampling, parfaitement à l’aise dans ce registre de femme fatale, rehausse le niveau, mais n’a guère que deux séquences de présence. Ce thriller, mélangeant la couleur et le noir et blanc, vaut donc surtout d’être vu pour son scénario malin et manipulateur, tenant efficacement en haleine.

ANNEE DE PRODUCTION 1988.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Mise en scène pas terrible, mais un scénario très bien écrit. Distribution inégale.

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