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PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE

Marnie Edgar, une jeune et belle blonde, change d’identité et d’employeur afin de se livrer à des vols réguliers. Sa kleptomanie va cependant être découverte par Mark Rutland, son dernier patron, très attiré par elle, et qui va aussi découvrir que la jeune femme est frigide. Il va tout tenter pour comprendre pourquoi et comment elle a pu vivre ainsi jusque là, en enquêtant sur elle…

Juste après le coup d’éclat original des Oiseaux, le maitre du suspense incontesté, Alfred Hitchcock, adapte un roman de Winston Graham, avec la scénariste Jay Presson Allen et se trouve à la fête avec une abondance de thèmes, dont il s’est toujours servi: la psychanalyse, le sexe, le vol et les blondes glaciales! D’une beauté formelle et esthétique indéniables,  Marnie fut qualifié de « grand film malade » par François Truffaut, mais avec le temps on peut le qualifier de grand film tout court. Admirablement construit autour de cette femme kleptomane et frigide (mais bigrement attirante), le récit est perpétuellement divertissant, passionnant à suivre, avec juste ce qu’il faut du fameux suspense et aussi beaucoup de romanesque: cette relation plus que trouble unissant cet homme amoureux à cette fille pourtant coupable de l’avoir escroqué pourrait être à elle seule le sujet du film. L’intrigue policière est d’ailleurs presque secondaire, ce qui intéresse Hitch, c’est de dresser le portrait d’une femme victime de ses névroses. La stylisation de sa mise en scène, sa direction d’acteurs, et sa collaboration étroite avec son complice Bernard Hermann (qui signe là une de ses plus sublimes partitions) font de Marnie un quasi chef d’oeuvre.

Retrouvant pour cette occasion Tippi Hedren, après le désistement de Grace Kelly, le cinéaste la pousse dans ses retranchements, la harcèle, la traite plutôt mal sur ce tournage qui vira au cauchemar, mais force est de constater qu’elle est formidable dans ce rôle difficile et trouble. Face à elle, Sean Connery, en mâle sûr de lui et de son charisme, tout juste auréolé de son statut de star avec James Bond, livre aussi une interprétation très intéressante de cet amoureux fétichiste. On ne compte plus en tout cas les innombrables séquences anthologiques de cette oeuvre d’une richesse folle et dont on n’a pas fini de découvrir encore les secrets enfouis.

ANNEE DE PRODUCTION 1964.

 

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un Hitch superbe, scénario et mise en scène admirables et Tippi Hedren est inoubliable. Certainement le dernier grand film du maitre.

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