HANNIBAL

Dix ans ont passé depuis que l’agent spécial Clarisse Starling est parvenu à résoudre l’enquête autour d’Hannibal Lecter, le célèbre cannibale. Sans toutefois empêcher sa fuite. Il se trouve à présent en Europe, poursuivi par Interpol et continue à semer des victimes autour de lui, dont l’une, Mason Verger a réussi à survivre, demeurant malgré tout défiguré et n’ayant plus qu’un but: se venger de Lecter. Clarisse va tout tenter pour le traquer et faire cesser ses agissements meurtriers. C ‘est sans compter sur l’intelligence inégalée du fugitif avide de chair humaine.

Après moults tergiversations et folles rumeurs, cette suite du Silence des agneaux est adaptée du roman de Thomas Harris et produite par Dino De Laurentis. Cette fois, Ridley Scott reprend la barque et décide de faire d’Hannibal une sorte de thriller horrifique qui assumerait totalement son côté gore. L’évolution des personnages fait de Clarisse une wonder woman du FBI, très réputée et toujours assez méprisée par sa hiérarchie, tandis que Lecter, en cavale, est devenu un esthète maudit et encore plus retors, toujours aussi dangereux bien sûr et vivant à Florence, dans le milieu des beaux Arts, dans lequel il est comme un poisson dans l’eau. Dans la première partie, Scott ne cède pas aux sirènes du cinéma d’horreur classique, il prend son temps et préfère installer une atmosphère inquiétante et menaçante, un peu trop longue d’ailleurs. Un parti pris sûrement tout droit sorti d’une volonté littéraire, même si au vu des nombreuses différences avec le roman, on peut trouver qu’il le trahit, ce que lui reprocheront allègrement les fans de Harris.

Le metteur en scène d’Alien, en somme, fait comme le cannibale de son histoire, il brode, il rajoute de la psychologie et joue avec le spectateur qui se demande à quel moment le premier meurtre va avoir lieu. De ce point de vue, le film est plutôt malin et un certain suspense efficace nous entraîne vers une seconde partie carrément plus sanglante et même barbare. Jodie Foster a refusé de reprendre son rôle de Clarisse et Julianne Moore la remplace donc, plutôt joliment. Elle ne paraît pas aussi effrayée par Lecter et cela dessert quelque peu le but qu’elle se donne. Quant au criminel sanguinaire, Anthony Hopkins l’incarne à nouveau, mais cette fois avec plus d’effets de manche, et moins de subtilité. La présence de Gary Oldman dans le personnage de Mason est assez jouissive derrière un maquillage particulièrement repoussant d’homme défiguré à vie. Cette suite n’est donc pas une réussite complète, mais se laisse toutefois déguster. Si je puis dire…

ANNEE DE PRODUCTION 2001

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un second volet plus gore et moins subtil.

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