THE FISHER KING

Jack, cynique présentateur radio en rupture de ban, est sauvé de l’attaque d’une bande de loubards par Patty, un clochard ex professeur de lettres, brisé par la mort de sa femme, tuée dans un attentat perpétré par un déséquilibré. Il se trouve que ce fou était fan de Jack et de son émission. Patty et Jack deviennent amis…

Avec son habituel sens du barré et de la dinguerie attachante, Terry Gilliam imagine cette rencontre improbable entre un animateur radio égocentrique et un clodo cultivé et raconte leur formidable amitié, dans un style qui lui est propre. Un scénario original, une mise en scène inventive, des trouvailles visuelles sont les composantes indiscutables de ce film un peu fou, drôle bien sûr mais qui n’oublie pas aussi d’être émouvant, notamment lorsqu’il parle d’amour et d’attachement. Le réalisateur de Brazil s’autorise toutes les outrances, déjoue tous les pièges tendus par le politiquement correct et propose une comédie douce amère sur la difficulté d’être heureux, sur l’impossibilité de faire son deuil (le personnage de Patty s’invente un imaginaire pour supporter la douleur de la perte de sa femme). Ici, il s’agit de se débarrasser de ses démons intérieurs afin de trouver un peu de sérénité, de quiétude, et Gilliam n’en passe pas par de lourdes démonstrations psychanalytiques, il préfère l’onirisme, lui permettant de ne pas tomber dans le mélodramatique.

Cette fantaisie dans le récit, le traitement et la mise en images peut aussi dérouter, voire laisser de marbre des spectateurs habitués à plus de « normalité », mais Gilliam a toujours fait un cinéma singulier, rappelez vous Brazil ou L’armée des 12 singes! Son humour acide s’allie cette fois au genre fantastique pour apporter à cette fable semi burlesque une morale positive. Le duo d’acteurs, Jeff Bridges et le regretté Robin Williams, rentre dans un délirant numéro, parfois à la limite du cabotinage. Ils sont heureusement très doués et leur folie sert d’écrin à ce film généreux.

ANNEE DE PRODUCTION 1991.

REVIEW OVERVIEW

réalisation
scenario
interprétation

CONCLUSION

Un conte moderne délirant et visuellement original. Terry Gilliam réinvente l'amitié. Très beau tandem Jeff Bridges/Robin Williams.

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